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Les concours d’architecture en Europe (XVe-XXIe siècles) : un état des lieux

Colloque international / 17-18-19 novembre 2022 / Paris, Cité de l’Architecture et du Patrimoine

 

Cité de l’architecture et du patrimoine / École pratique des hautes études (HISTARA EA 7347) / École nationale supérieure d’architecture de Lyon (LAURe EVS 5600)

Sans être occultée, la question du concours d’architecture semble avoir été largement sous-estimée par l’historiographie contemporaine alors même que ce mode de consultation jalonne l’histoire de l’architecture occidentale, depuis pour ainsi dire le célèbre concours de 1418 organisé en vue de la construction de la coupole de Santa Maria del Fiore à Florence[1] – pour s’en tenir à la seule époque moderne. Ces dernières décennies, l’histoire des concours d’architecture a fait l’objet de plusieurs études, qu’il s’agisse de l’ouvrage publié en 1988 par Hilde de Haan et Ids Haagsma (Architects in competition : international architectural competitions of the last 200 years)[2] comme de la publication de Cees de Jong et d’Erik Mattie, parue en 1994 (Concours d’architecture 1792 à nos jours)[3]. Force est de reconnaître que les généalogies choisies de l’histoire de la modernité contemporaine demeurent extrêmement lacunaires et font délibérément l’impasse sur les formes règlementaires et les appels d’offre, sur les modalités de participation et d’organisation des concours sans parler des questions de communication et de publicité dont l’étude demeure entièrement à entreprendre. Là réside l’une des profondes originalités de ce projet de colloque. Si les principaux jalons de l’histoire des concours internationaux au XXe siècle est aujourd’hui établie, l’historiographie peine à produire des synthèses sur les consultations nationales à de rares exceptions, notamment sur le XIXe siècle, qui reste aujourd’hui encore largement à explorer[4]. L’ambition de cette rencontre est de dresser à la fois un état des lieux sur l’histoire des grands concours nationaux et internationaux d’architecture à une échelle de temps long – du XVe au XXIe siècle – d’étudier les modalités d’organisation et de déroulement de ces consultations mais encore d’apprécier leur importance dans l’activité contemporaine des architectes et dans le débat autour de l’évolution des typologies et des formes architecturales, en s’intéressant aux spécificités nationales, qu’il s’agisse de la culture des acteurs – maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre – comme des aspects règlementaires.

À bien des égards, la procédure de concours s’apparente à une véritable course d’obstacles dont les difficultés et les ambiguïtés sont régulièrement soulignées dans la presse professionnelle : quelles exigences donner en phase de qualification en matière de références et de chiffre d’affaires des agences ? Comment définir les critères de choix ? comment fixer les montants d’indemnisation ? Comment assurer l’indépendance et l’objectivité des jurés ? Autant de questions qui reviennent périodiquement dans l’actualité. Dans le cadre de ce colloque, il conviendra d’étudier en particulier les conditions de mise en concurrence et de publicité autour de ces consultations – sur fond d’enjeux politiques et culturels –, mais encore de réévaluer cette question à l’échelle de l’histoire de l’architecture moderne et contemporaine ; à considérer combien les concours dessinent une autre histoire de la commande publique dont les spécificités mériteront d’être appréciées. À ce sujet, il conviendra de s’intéresser attentivement à la question des sources et des archives des concours, considérant que le plus souvent seuls les projets lauréats sont conservés par la maîtrise d’ouvrage publique. Or, la documentation des consultations reste entière pour l’historien et soulève de nombreux problèmes méthodologiques et d’investigations qu’il conviendra d’étudier ; cette dernière remarque s’appliquant aux périodes anciennes comme à l’époque contemporaine. Ce phénomène historique à la temporalité extrêmement étendue – les sources les plus anciennes remontent au XIVe siècle –, et communément adopté en Europe, revêt une dimension internationale dès l’époque moderne et s’impose d’emblée par son caractère pluridisciplinaire puisque son étude est à même de réunir des spécialistes appartenant à des champs d’études diversifiés : histoire de l’art et de l’architecture, histoire des techniques, histoire administrative et histoire politique mais encore sociologie de la culture et des pratiques artistiques. Un tel sujet se révèle particulièrement stimulant pour explorer les liens entre ces disciplines dans le dessein d’élaborer un projet de recherche à l’échelle internationale mobilisant de nombreux acteurs institutionnels et privés (universités, écoles d’architecture, ordre des architectes, musées d’architecture, centres d’archives…).

De mai à juin 2021, s’est tenu un premier séminaire (Le Concours d’architecture en Europe : histoire et actualité. De la Renaissance jusqu’à nos jours) à l’initiative conjointe de Sabine Frommel (EPHE), de Marie-Hélène Contal (Cité de l’architecture et du Patrimoine), de Benjamin Chavardès et de Philippe Dufieux (ENSAL) qui a poursuivi l’ambition de dresser un premier état des connaissances en s’interrogeant notamment sur l’histoire et l’actualité de cette pratique, sur les échelles des concours et la récurrence de ce type de consultations notamment en matière de commande religieuse au cours des XIXe et XXe siècles[5] ; ce cycle de rencontres ouvrant de fait un champ de recherche inédit en France en soulignant l’importance déterminante de l’étude du système d’acteurs – qu’elle que soit la période considérée. Or, cette dernière question a été complètement éludée dans les études contemporaines au profit d’une lecture relevant le plus souvent de la seule critique architecturale. L’une des ambitions de ce colloque est précisément de s’intéresser aux modalités d’organisation, de consultation et de déroulement des concours comme au jeu complexe des acteurs publics et privés, des personnels administratifs et des professionnels.

Le colloque privilégiera plusieurs axes de recherches parmi lesquels les acteurs et les modalités d’organisation comme de déroulement du concours, la constitution d’un corps règlementaire encadrant cette pratique – dans une perspective comparée à l’échelle européenne –, ainsi que les moyens de communication et de publicité. Il conviendra également d’apprécier le rôle des sociétés et des syndicats professionnels dans le développement et la professionnalisation croissante de ce type de consultations. Comment les jurys sont-ils constitués et selon quels critères ? Comment sont déterminées les modalités de rendu et les indemnisations qu’il s’agisse de concours ouverts comme de concours restreints ? Quel rôle joue la critique architecturale contemporaine et les académies notamment dans la réception des projets ? Quels types de contraintes sont imposés au lauréat quant au projet définitif ? Dans quelle mesure enfin les architectes étrangers se plient aux pratiques et aux modalités d’organisation des pays organisateurs ? Certains modèles d’organisation connaissent-ils des transpositions dans d’autres pays ? Il conviendra en outre de s’intéresser au rôle des concours dans le phénomène de globalisation des typologies et du langage architectural en raison des rendus numériques. Enfin, la dimension didactique et pédagogique des concours pourra également faire l’objet de communications ; il en va de même des questions d’étymologie comme de terminologie appliquées aux concours.

Suite au séminaire de 2021, ce premier colloque, programmé du 17 au 19 novembre 2022 à la Cité de l’architecture et du patrimoine à Paris, est destiné à dresser un premier état des lieux de la recherche à l’échelle française et européenne. Il s’agit donc d’identifier des clés de lecture à la fois propres au contexte français et des problématiques transfrontalières.

Les chercheurs souhaitant proposer une contribution originale sont invités à envoyer leur proposition, comportant un titre, un résumé (environ 200 mots) et une courte biographie avant le 30 avril 2022 à benjamin.chavardes@lyon.archi.fr La langue officielle de la journée est le français, mais les propositions et communications peuvent également être présentées en anglais et en italien.

Comité d’organisation / Organizing Committee / Comitato organizzativo

 

Benjamin ChavardÈs (maître de conférences à l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon / EVS-LAURe UMR 5600)

Marie-Hélène Contal (directrice du département du développement culturel, Cité de l’architecture et du Patrimoine)

Philippe Dufieux (professeur à l’École nationale supérieure d’architecture de Lyon / EVS-LAURe UMR 5600)

Sabine Frommel (directrice d’études à l’École pratique des hautes études / HISTARA EA 7347)

Conseil scientifique / Scientific Council / Consiglio scientifico

 

Emmanuel Château-Dutier (Université de Montréal)

Claudia Conforti (Università degli studi di Roma Tor Vergata)

Thomas Coomans de Brachène (Katholieke Universiteit Leuven)

Emanuela Ferretti (Università degli Studi di Firenze)

Hans-Dieter Naegele (Architekturmuseum der Technischen Universität Berlin)

Winfried Nerdinger (Bayerische Akademie der Schönen Künste à Munich)

David Peyceré (Cité de l’architecture et du patrimoine)

Simon Texier (Université de Picardie Jules-Verne)

Simona Valeriani (Victoria and Albert Museum)

 

 

 

Architectural Design Competitions in Europe from the 15th to 21st centuries an Overview

 

International Symposium/ 17th, 18th and 19th November 2022 / Paris, Cité de l’architecture et du patrimoine

While not entirely ignored, the question of architectural design competitions seems to have been largely underestimated by contemporary historiography, although these competitions have marked the history of western architecture since, basically, the famous competition of 1418 in view of the construction of the cupola of the Santa Maria del Fiore Cathedral in Florence[6] – this is only to mention the modern era. Over these last few decades, the history of architectural design competitions has been the subject of several studies, be it the work published in 1988 by Hilde de Haan and Ids Haagsma (Architects in Competition: International Architectural Competitions of the Last 200 Years)[7] or Cees de Jong and Erik Mattie’s publication (Concours d’architecture 1792 à nos jours)[8] which appeared in 1994.  However, we must acknowledge that such ‘chosen’ genealogies of modern contemporary history remain extremely deficient and make the deliberate choice to overlook the questions of prescribed guidelines and tender, the rules of procedure and the organization of the competition while not to mention ignoring questions of communication and publicity, a study of which remains to be undertaken. Therein resides one of the profound and original questions of this symposium project. If the principal milestones of the history of 20th century international competitions are firmly established today, historiography struggles to produce syntheses concerning national competitions with a few rare exceptions, most notably the 19th century which has remained largely unexplored to this day[9].  The aim of this meeting is to not only take a long-term view of the history of prestigious national and international architectural design competitions from the 15th to the 21st centuries, but also to study the ways these consultations were organized and carried out in order to appreciate what they mean in the contemporary activity of architects by looking specifically at national characteristics, whether they be the national characteristics of the contractors and the design team or regulatory aspects.

In many respects, the competition procedure could be likened to an obstacle course whose difficulties and ambiguities are underlined in the professional press on a regular basis. What requirements should be laid down during the qualifying phase regarding the agencies’ references and revenues? How to define the selection criteria? How to set the financial compensation? How to insure that the jury is independent and impartial? These are questions which continue to arise over time. This symposium will be an opportunity to study in particular competitions rules and conditions as well as the publicizing of these competitions – against the backdrop of political and cultural issues – but even more, it will allow us to weigh this question on the scales of modern and contemporary architecture history. We will consider how these competitions draw another history of public commissions whose specificities are worth recognizing. On this subject, careful attention should be paid to the question of competition sources and archives, considering that, more often than not, only the winning projects are kept by the public works department. Yet, for historians, the question of the documentation of competitions remains and raises numerous other questions concerning methodology and investigation that must be looked at more closely: the latter remark applies to both earlier times and the contemporary period. This historic phenomenon of an extremely extensive temporality – the oldest sources date back to the 14th century – and commonly adopted in Europe, took an international dimension as early as modern times and imposed itself from the outset through its multidisciplinary character  as its study can bring together specialists from fields of study as diverse as:  art history and the history of architecture,  the history of technology, administrative history and political history, but also the sociology of culture and art-based practices. Such a subject proves to be particularly stimulating for the exploration of links between these disciplines in view of the elaboration of an international-scale research project mobilizing numerous institutional and private actors (universities, architecture schools, orders of architects, architecture museums, archives…).

An earlier seminar held from May to June 2021 (Le Concours d’architecture en Europe: histoire et actualité. De la Renaissance jusqu’à nos jours) under the joint initiative of Sabine Frommel (EPHE), Marie-Hélène Contal (Cité de l’architecture et du patrimoine), Benjamin Chavardès and Philippe Dufieux (ENSAL) had the ambition of taking stock of our knowledge of architectural design competitions by notably raising questions concerning their history and current events surrounding them. It looked at the scale of competitions and the recurrence of this type of consultation more particularly as they concern commissions by religious entities during the 19th and 20th centuries[10]. This cycle of meetings opened up an entirely new field of research in France by underlining the determining importance of studying an entire system of actors no matter the period concerned. Yet this last question has been systematically avoided in contemporary studies in favor of an interpretation coming more often than not from the sole viewpoint of architecture critics. One of the ambitions of this year’s colloquium is precisely to take an interest in the organization, consultation and carrying out of these competitions by looking at them as a complex game between public and private actors, administrative personnel and building professionals.

The colloquium will focus on several research topics including the actors and organizational procedures, the different stages of the competition, the constitution of a regulatory body – in a perspective compared to the European scale – as well as the means of communication and publicity. The role of construction companies and trade unions in the development and growing professionalization of these types of consultations should also be taken into account. How are the members of the jury chosen and according to what criteria? How are the rules concerning renderings and financial compensation determined, whether they be in open or closed competitions? What role do contemporary architecture critics and architecture academies play especially in the projects being accepted? What types of constraints are imposed on winners as to the definitive project? Finally, to what measure do foreign architects adapt their projects to the practices and organizational arrangements of the organizing country?

Are certain organizational models transposed to other countries? It also necessary to look at the role that these competitions play in the globalization of typologies and architectural language taking into account digital renderings. Finally, the didactic or pedagogic dimension of competitions could also be the topic of a talk: the same applies to questions of etymology as well as the terminology used in competitions.

As a follow-up to the 2021 seminar, this first symposium, scheduled for the 17th and 18th of November 2022 at the Cité de l’architecture et du patrimoine in Paris, is meant to take stock for the first time of the state of research at the French and European scales. It is therefore a matter of identifying keys to understanding that are specific to the French context and cross-border issues.

Researchers who wish to propose an original contribution are invited to send their proposals (with a title) and a resumé (approximately 200 words) along with a short biography before the 30th April to benjamin.chavardes@lyon.archi.fr The official language of the symposium is French, but proposals and talks will also be accepted in English and Italian.

 

 

I concorsi di architettura in Europa (secoli XV-XXI) : un bilancio della situazione

Convegno internazionale / 17-18-19 novembre 2022 / Parigi, Cité de l’Architecture et du Patrimoine

Pur non essendo ignorata, la questione del concorso di architettura sembra essere stata ampiamente sottovalutata dalla storiografia contemporanea, sebbene questa modalità di consultazione contrassegni la storia dell’architettura occidentale a partire, per così dire, dal famoso concorso del 1418 organizzato in vista della costruzione della cupola di Santa Maria del Fiore a Firenze[11] – tanto per attenersi solo all’età moderna. Negli ultimi decenni, la storia dei concorsi di architettura è stata oggetto di vari studi, che si tratti del libro pubblicato nel 1988 da Hilde de Haan e Ids Haagsma (Architects in competition: international architectural competitions of the last 200 years)[12] o della pubblicazione di Cees de Jong e di Erik Mattie del 1994 (Concours d’architecture 1792 à nos jours)[13]. Bisogna riconoscere che tali genealogie scelte della storia della modernità contemporanea restano estremamente incomplete e tralasciano deliberatamente le forme regolamentari e le gare d’appalto, le modalità di partecipazione e di organizzazione dei concorsi, per non parlare delle questioni di comunicazione e di pubblicità il cui studio è ancora tutto da effettuare. Questa è una delle grandi originalità di questo progetto di convegno. Anche se le principali tappe della storia dei concorsi internazionali del XX secolo sono ormai consolidate, la storiografia stenta a produrre delle sintesi sulle consultazioni nazionali, salvo rare eccezioni, in particolare per il XIX secolo, ancora oggi ampiamente inesplorato[14]. L’obiettivo di questo incontro è quello di fare il punto sulla storia dei grandi concorsi di architettura nazionali e internazionali durante un lungo periodo di tempo – dal XV al XXI secolo – di studiare le modalità di organizzazione e di svolgimento di queste manifestazioni nonché di valutare la loro importanza nell’attività  contemporanea degli architetti, e nel dibattito sull’evoluzione delle tipologie e delle forme architettoniche, osservando le specificità nazionali, che si tratti della cultura degli addetti – enti appaltanti e gestori di progetti – o degli aspetti normativi.

Per molti aspetti, la procedura di concorso è simile a una vera e propria corsa a ostacoli le cui difficoltà e ambiguità sono regolarmente evidenziate nella stampa professionale : quali esigenze bisogna fissare nella fase di qualificazione in termini di referenze e di fatturato delle agenzie? Come definire i criteri di selezione? Come stabilire gli importi di compensazione ? Come garantire l’indipendenza e l’obiettività dei giurati? Si tratta di questioni che emergono regolarmente nelle notizie. Nell’ambito di questo convengo, sarà opportuno studiare in particolare le condizioni di messa in concorrenza e di pubblicità di queste consultazioni – su uno sfondo di poste in gioco politiche e culturali – ma anche rivalutare questa questione sul piano della storia dell’architettura moderna e contemporanea ; considerare in che misura i concorsi rappresentino una storia diversa degli appalti pubblici, le cui specificità meritano di essere valutate. A questo proposito, bisognerebbe esaminare attentamente la questione delle fonti e degli archivi dei concorsi, considerando che il più delle volte solo i progetti vincitori sono conservati dal committente pubblico. Ad ogni modo, la questione della documentazione delle consultazioni rimane aperta per lo storico e solleva diversi problemi metodologici e investigativi che vanno studiati ; quest’ultima osservazione vale sia per i periodi antichi che per quelli contemporanei. Questo fenomeno storico, caratterizzato da un arco di tempo estremamente ampio – le fonti più antiche risalgono al XIV secolo – e comunemente adottato in Europa, assume una dimensione internazionale a partire dall’epoca moderna e si impone immediatamente per la sua natura multidisciplinare, poiché il suo studio è capace di riunire specialisti di svariate aree di studio: storia dell’arte e dell’architettura, storia delle tecniche, storia amministrativa e storia politica, ma anche sociologia della cultura e delle pratiche artistiche. Un simile argomento risulta particolarmente stimolante per esplorare i legami tra queste discipline, nell’intento di elaborare un progetto di ricerca su scala internazionale che mobiliti numerosi attori istituzionali e privati (università, scuole d’architettura, ordine degli architetti, musei di architettura, centri archivi…).

Tra maggio e giugno 2021, su iniziativa congiunta di Sabine Frommel (EPHE), di Marie-Hélène Contal (Cité de l’architecture et du Patrimoine), di Benjamin Chavardès e di Philippe Dufieux (ENSAL), si è tenuto un primo seminario (Le Concours d’architecture en Europe : histoire et actualité. De la Renaissance jusqu’à nos jours) che si è proposto di tracciare un primo stato delle conoscenze esaminando in particolare la storia e le condizioni attuali di questa pratica, le proporzioni dei concorsi e la ricorrenza di questo tipo di consultazioni, soprattutto in merito alla committenza religiosa nel corso dei secoli XIX e XX[15] ; questo ciclo di incontri ha aperto un nuovo campo di ricerca in Francia, sottolineando l’importanza decisiva dello studio del sistema degli attori – qualunque sia il periodo considerato. Tuttavia, quest’ultima questione è stata sistematicamente evitata negli studi contemporanei a favore di una lettura che il più delle volte si basa unicamente sulla critica architettonica. Una delle ambizioni di questo convegno è proprio quella di interessarsi alle modalità di organizzazione, di consultazione e di svolgimento dei concorsi, così come alla complessa interazione tra attori pubblici e privati, personale amministrativo e professionisti.

Il convegno sarà incentrato su diversi ambiti di ricerca, tra cui gli attori e le modalità di organizzazione e di svolgimento del concorso, la costituzione di un corpus normativo che regoli questa pratica – in una prospettiva comparata su scala europea – e i mezzi di comunicazione e di pubblicità.  Occorrerà anche valutare il ruolo delle società e dei sindacati professionali nello sviluppo e nella crescente professionalizzaione di questo tipo di consultazioni. Come sono costituite le giurie e secondo quali criteri ? Come vengono determinate le modalità di consegna e le compensazioni, sia per i concorsi aperti che per quelli a numero chiuso ? Qual è il ruolo della critica architettonica contemporanea e delle accademie nella ricezione dei progetti ? Che tipi di vincoli sono imposti al vincitore riguardo al progetto definitivo ? In che misura insomma gli architetti stranieri rispettano le pratiche e le modalità organizzative del paese organizzatore ? Esistono dei modelli organizzativi che sono stati trasposti in altri paesi? Inoltre, occorrerà considerare il ruolo dei concorsi nel fenomeno della globalizzazione delle tipologie e del linguaggio architettonico a causa delle restituzioni digitali. Infine, anche la dimensione didattica e pedagogica dei concorsi potrebbe essere oggetto di articoli ; lo stesso vale per le questioni di etimologia e di terminologia applicate ai concorsi.

A seguito del seminario del 2021, questo primo convegno, previsto dal 17 al 18 novembre 2022 alla Cité de l’architecture et du patrimoine di Parigi, ha lo scopo di tracciare un primo bilancio della ricerca su scala francese e europea. L’obiettivo è quello di identificare le chiavi di lettura sia del contesto francese che delle problematiche transfrontaliere.

I ricercatori che volessero proporre un contributo originale sono invitati ad inviare la loro proposta, includendo un titolo, un riassunto (circa 200 parole) e una breve biografia entro il 30 aprile 2022 a benjamin.chavardes@lyon.archi.fr La lingua ufficiale della giornata è il francese, ma le proposte e i contributi possono essere presentati anche in inglese e in italiano.

 

[1] Andres Lepik, Das Architekturmodell in Italien 1335-1550, Worms, 1994, 249 p.

[2] Hilde de Haan et Ids Haagsma (Architects in competition: international architectural competitions of the last 200 years (avec des essais de Dennis Sharp et Kenneth Frampton), London, New York, Thames and Hudson, 1988, 219 p.

[3] Cees de Jong et Erik Mattie, Concours d’architecture 1792 à nos jours, Köln, Benedikt Taschen, 1994, 2 vol.

[4] Citons le cas anglais : Joan Bassin, Architectural competitions in nineteenth-century England, UMI Research Press, s. d. [1984], 239 p. ou danois : Kim Dirckinck-Holmfeld, Dansk arkitektur : Konkurrencer, 1907-1968, Kobenhavn, Bogværket, 2016, 252 p. et du même auteur Dansk arkitektur. Konkurrencer 1969-2015, Kobenhavn, Bogværket, 2020, 261 p.

[5] https://www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/le-concours-darchitecture-histoire-actualite-et-potentialite-dune-pratique

[6] Andres Lepik, Das Architekturmodell in Italien 1335-1550, Worms, 1994, 249 p.

[7] Hilde de Haan and Ids Haagsma, Architects in Competition: International Architectural Competitions of the Last 200 Years (with essays by Dennis Sharp and Kenneth Frampton), London, New York, Thames and Hudson, 1988, 219 p.

[8] Cees de Jong and Erik Mattie, Concours d’architecture 1792 à nos jours, Cologne, Benedikt Taschen, 1994, 2 vol.

[9] A case in point: Joan Bassin, Architectural Competitions in Nineteenth Century England, UMI Research Press, s. d., 1984, 239 p. Or as concerns Denmark: Kim Dirckinck-Holmfeld, Dansk arkitektur: Konkurrencer 1907-1968, Copenhagen, Bogvaerket, 2016, 252 p. and from the same author, Dansk arkitektur : Konkurrencer 1969-2015, Copenhagen, Bogvaerket , 2020, 261 p.

[10] https://www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/le-concours-darchitecture-histoire-actualite-et-potentialite-dune-pratique

[11] Andres Lepik, Das Architekturmodell in Italien 1335-1550, Worms, 1994, 249 p.

[12] Hilde de Haan e Ids Haagsma (Architects in competition: international architectural competitions of the last 200 years (con dei saggi di Dennis Sharp e Kenneth Frampton), Londra, New York, Thames and Hudson, 1988, 219 p.

[13] Cees de Jong e Erik Mattie, Concours d’architecture 1792 à nos jours, Köln, Benedikt Taschen, 1994, 2 vol.

[14] Citiamo il caso inglese : Joan Bassin, Architectural competitions in nineteenth-century England, UMI Research Press, s. d. [1984], 239 p. o danese : Kim Dirckinck-Holmfeld, Dansk arkitektur : Konkurrencer, 1907-1968, Kobenhavn, Bogværket, 2016, 252 p. e dello stesso autore Dansk arkitektur. Konkurrencer 1969-2015, Kobenhavn, Bogværket, 2020, 261 p.

[15] https://www.citedelarchitecture.fr/fr/evenement/le-concours-darchitecture-histoire-actualite-et-potentialite-dune-pratique

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