EA 7347 HISTARA

Histoire de l’art,

des représentations et de l’administration

dans l’europe moderne et contemporaine

Vie Scientifique  : Actualités Vie Scientifique

Soutenance de thèse de post-doctorat /  Paweł Migasiewicz : Les relations artistiques entre la Couronne de Bohême et la France à l’époque moderne. Une étude de cas de Johann Riedel (1654–1736). / sous la direction de Mme Sabine Frommel (EPHE-PSL) / visioconférence sur Teams, 29 mars 2022, 10h

Date : 29 mars 2022

Heure : 10:00
Lieu : visioconférence Teams

Chercheur(s) Intervenant(s)

Sous la direction de Mme Sabine Frommel (École Pratique des Hautes Études)

Jury :

M. Frédéric Chappey (Université de Lille)

M. Martin Mádl (Ústav dějin umění Akademie věd ČR)

Mme Ingeborg Schemper (Universität Wien)

Soutenance de thèse de doctorat / Claudio Castelletti : Caryatides et autres figures de support à la Renaissance: art, architecture, archéologie

Date : 24 mars 2022

Heure : 09:30
Lieu : visioconférence Teams

Chercheur(s) Intervenant(s)

sous la direction de Mme Sabine Frommel (EPHE-PSL) et Mme Stefania Macioce (Sapienza Università di Roma)

Soutenance de thèse de doctorat de M. Federico Manino : “Architecture à l’antique dans le marquisat de Saluces dans la première moitié du XVIe siècle”

Date : 17 mars 2022

Heure : 10:00
Lieu : visioconférence Teams

Chercheur(s) Intervenant(s)

Soutenance de thèse pour obtenir le grade de

Docteur en histoire de l’art de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes – PSL

Dottore di ricerca in Beni Architettonici e Paesaggistici del Politecnico di Torino

Présentée et soutenue publiquement par Federico Manino

sous la direction de Mme Sabine Frommel (EPHE-PSL) et M. Francesco Paolo Di Teodoro (Politecnico di Torino)

Colloque international / Synagogue-Church-Mosque: Connections, interactions and transformation strategies / Rome, 4-5 avril 2022

Dates : 4-5 avril 2022
Lieu : Rome

Chercheur(s) Intervenant(s)

Organizzato da: EPHE-PSL, Paris (Équipe HISTARA),  Museo Ebraico di Roma, Università di Jaén

a cura di Sabine Frommel e Olga Melasecchi

Questo progetto sisviluppa intorno allo studio delle tipologie architettoniche delle tre principali religioni monoteiste e propone di non considerarle come fenomeni isolati, come è stato generalmente fatto fino ad ora, ma di analizzarne gliscambi, le contaminazioni, l’adozione di antichi prototipi e i dolorosi e sacrileghi processi di adattamento al nuovo culto. Viene prestata particolare attenzione alle metodologie di restauro, o di ripristino di edifici religiosi non più in uso o depredati, una pratica diffusa che coincide generalmente con interventi a basso costo consistenti nel rimuovere e sostituire le immagini, oltre a cambiare gli ornamenti ed eventualmente l’arredamento. Perstudiare questo aspetto è necessario evidenziarne il trauma e quindi ricordare la profanazione degli edifici religiosi compiuta nei secoli per adattarli alle esigenze religiose del potere dominante, e quindi lo snaturamento di alcune loro caratteristiche peculiari, e quanto veniva distrutto e quanto mantenuto.

 

Organized by: EPHE-PSL, Paris (Équipe HISTARA), Jewish Museum of Rome, University of Jaén

Curated by Sabine Frommel and Olga Melasecchi

This project is developed around the study of the architectural typologies of the three main monotheistic religions and, instead of considering them as isolated phenomena as it has been generally done until now, proposes to analyze the exchanges, contaminations, adoption of ancient prototypes and the painful and sacrilegious processes of adaptation to the new cult. Particular attention is paid to the methods of restoration, or renovation of religious buildings no longer in use or looted, a widespread practice that generally coincides with low-cost interventions consisting of removing and replacing the images, as well as changing the ornaments and possibly the furniture. In order to investigate this aspect it is necessary to highlight its trauma and subsequently to remember the desecration of religious buildings carried out over the centuries to adapt them to the religious needs of the dominant power, and therefore the distortion of some of their peculiar characteristics, and what was destroyed and what was maintained.

 

Lunedì, 4 Aprile 2022

Museo Ebraico di Roma, Via Catalana – Sinagoga

Martedì, 5 Aprile 2022

Biblioteca di Storia Moderna e Contemporanea Via Michelangelo Caetani 32

Il Convegno si svolgerà con modalità mista e sarà trasmesso in diretta streaming sulla pagina Facebook del Museo Ebraico di Roma

The Conference will take place in mixed mode and will be streamed live on the Facebook page of the Jewish Museum of Rome

Conférence / Sabine Frommel (DE EPHE) et Nicolas Fiévé (DE EPHE) : « L’eau et les jardins », dans le cadre du cycle « L’art des jardins dans les civilisations de l’Europe et de l’Asie orientale »

Date : 14 avril 2022

Heure : 10:15
Lieu : Paris (Collège de France)

Chercheur(s) Intervenant(s)

Co-Intervenant(s)

Nicolas Fiévé (DE EPHE)

Depuis les temps anciens, l’Asie orientale sinisée et l’Europe ont développé des savoir-faire dans le domaine du paysage qui comptent aujourd’hui parmi les plus importants de l’histoire de l’art des jardins. Au-delà de leurs différences formelles et stylistiques, les jardins de l’Asie orientale et ceux de l’Europe procèdent, à des degrés divers, d’une même réponse à des besoins individuels et sociétaux, sans doute à caractère universel. Ici et là, ces espaces clos de murs et en plein air, conçus pour le repos et le plaisir, prennent souvent la forme d’un monde idéal, lieu d’échange entre les humains, le monde vivant et le cosmos, et assument un rôle de guide sur le chemin de la connaissance et de la sagesse. En témoignent les jardins de Suzhou des époques Ming et Qing ou ceux de la renaissance florentine, les jardins de l’Espagne arabo-andalouse ou ceux du Kyoto médiéval.

 

En Europe, le jardin connaît un développement prodigieux de la fin du XVe à la fin du XVIe siècle. Il prend d’abord partout la forme d’un espace clos quadrangulaire, divisé en carreaux, enrichi de fontaines, de pergolas de feuillage, même si en Italie la présence d’éléments « antiques » et une plus grande diversité de plantes lui confèrent un caractère « paradisiaque ». Dès les années 1540, en Italie, on explore plus systématiquement le potentiel lié aux dénivellations et aux jeux d’eau tandis que les programmes iconographiques dotent l’espace réel d’une dimension imaginaire : les jardins du Quirinal et de la villa d’Este à Tivoli, la villa Lante à Bagnaia, le Sacro Bosco à Bomarzo. Ces dispositifs affichent des valeurs sémantiques qui vont du jardin Éden, de l’image du cosmos, du concept de l’Âge d’or, du Parnasse jusqu’au miroir de la culture, des ambitions et des rêves du commanditaire. Grottes, fontaines et terrasses à l’italienne promurent le renouveau des jardin européens, comme en France à partir du milieu du XVIe siècle. En Allemagne, territoire qui s’est d’abord centré sur une culture des arbres fruitiers, un épanouissement comparable se profile seulement vers la fin du XVIe siècle, sous l’influence italienne et néerlandaise, alors que le Hortus Palatinus du château de Heidelberg, commencé en 1616 sous la direction de Salomon de Caus (1576-1626), marque une césure. En France un nouveau modèle émergera dans les années 1630 : entièrement subordonné à la demeure du maître, il est l’expression visible de son pouvoir sur le monde.

 

En Asie orientale, le jardin naît en Chine, où il s’enrichit très tôt de la tradition littéraire du paysage bucolique, tel que l’exprimait l’idéal de la retraite du lettré des poèmes de Tao Yuanming (365-427) ou des paysages peints de Gu Kaizhi (v. 345-406). Une tradition littéraire qui s’épanouit sous la dynastie des Song (960-1279), alors que des lettrés se retirent dans l’univers clos de leurs jardins pour s’y adonner aux arts. Introduit au Japon aux VIe et VIIe siècles, le modèle chinois du jardin est adopté par les Japonais, c’est pourquoi l’art paysager des deux civilisations comporte un grand nombre de savoirs communs. Dès le VIIIe siècle, pourtant, alors que la plupart des nobles de Kyoto aménagent leur propre jardin, les savoir-faire et l’esthétique s’affranchissent du modèle continental. Si les jardins en Chine et au Japon partagent un large fonds de savoirs communs, ils témoignent de formes et de styles aussi disparates que le sont ceux du jardin de Boboli, à Florence, et ceux du parc de Stourhead, dans le Wiltshire.

 

Organisées autour d’un thème ciblé (le dispositif architectural de la villa et de son jardin, le parcours et la composition paysagère, les arts pratiqués au jardin, la relation entre le jardin et la demeure, la tradition et l’innovation dans l’art des jardins, les processus de migration entre l’Europe et l’Extrême Orient, la description textuelle et la gravure comme instrument de transfert, la rencontre de modèles importés et de traditions locales, la représentation des jardins dans la peinture), les journées d’études visent à confronter usages, pratiques et techniques à l’œuvre dans les jardins de l’Europe et de l’Asie orientale car, à côté d’une certaine forme d’universalité de la fonction du jardin (divertissement, plaisir, fête, célébration), l’historien de l’art et l’architecte s’interrogent, d’un continent à l’autre, sur l’extraordinaire diversité des éléments qui le constituent, des formes et des dispositifs qui le mettent en œuvre et des représentations qui en expriment la nature.

 

 

Thème de la conférence « L’eau et les jardins ».

Date, le 14 avril 2022

Lieu de la conférence : Salle 5, Collège de France, 11 place Marcellin Berthelot, Paris Ve

 

10h15 :           Accueil des participants.

10h30 :           Présentation de la conférence par Sabine Frommel et Nicolas Fiévé

10h45 :        « Aspects cosmogoniques de l’eau dans les jardins lettrés chinois »,

par Yolaine Escande (DR CNRS, directrice du Centre de recherches sur les arts et le langage)

12h00 :        « La bataille de l’eau : violence et imaginaire guerrier dans les jardins princiers de la Renaissance et du Baroque »

par Denis Ribouillault (Professeur à l’Université de Montréal)

12h45 :          Discussion

13h15 :           Fin de la conférence

 

 

 

Projet(s) associé(s) :

PSL WEEK – EPHE / Représentations et constructions de l’espace dans le monde, de l’Antiquité à la période moderne : méthodes, sources et objets

Lieu : Paris (Sorbonne)

Chercheur(s) Intervenant(s)

Présentation (pdf)

Thématique Représentations et constructions de l’espace (RCE) 

Enseignants-chercheurs [IVe section, EPHE] :
Alessia Bauer [Scandinavie, espace nordique, époque médiévale et moderne], paysages linguistiques, Histara
Jean-Charles Ducène [Monde arabe, Moyen Âge], géographie et sciences naturelles, Proclac
Nicolas Fiévé [Japon, période médiévale et pré-moderne] histoire de l’architecture, de la ville et du paysage, CRCAO
Alexis Lycas [Chine, Moyen Âge], histoire de la géographie, CRCAO
Émilie d’Orgeix [France et espaces coloniaux, XVIIe-XIXe siècles], histoire de l’architecture et de la cartographie, Histara
Georges Tolias [Méditerranée, XVe-XIXe siècles] culture géographique et histoire de la cartographie, Saprat

La thématique Représentations et constructions de l’espace est née de l’intérêt commun porté par six enseignants-chercheurs de l’EPHE à la manière dont l’espace est construit et représenté par les sociétés humaines.

Nourrie par des enquêtes menées sur des aires géographiques, des périodes et des objets différents, l’ambition de la thématique RCE est de favoriser les croisements disciplinaires et méthodologiques en modulant les focales (du microcosme au macrocosme), les objets d’étude réels ou idéels (texte et carte, espace et territoire, État et nation, mondes finis et liminaux) et les savoirs savants ou ordinaires qui y sont convoqués. La mise en commun de ces approches et regards vise à offrir un espace de réflexion et d’échanges fructueux ouvert à l’ensemble de la communauté académique et étudiante de l’EPHE et plus largement des établissements de PSL.

Singulièrement, la représentation de l’espace illustre les limites mais aussi les complémentarités de l’outil discursif et du support iconographique, les articulations entre les deux étant multiples.

Outre les questions d’histoire culturelle inhérentes aux représentations de l’espace, ses opérations de construction, qu’elles soient théoriques ou empiriques, rappellent l’importance de la matérialité de leurs objets d’étude (témoignages épigraphiques, livres, atlas, portefeuilles, recueils…). Cet ordre matériel des savoirs traverse les travaux des chercheurs de la thématique, créant des ponts avec l’histoire des sciences et des techniques, l’histoire de l’écrit, de la construction des savoirs, du livre et des bibliothèques.

L’inscription de la thématique RCE dans le programme gradué Sciences historiques fournira un cadre fructueux pour déployer progressivement un programme de recherche et d’enseignement :

– Organisation d’une semaine intensive du Programme Gradué Sciences historiques du 7 au 11 mars 2022 ouverte aux masters et doctorants de PSL, structurée autour d’un cycle de présentations et de visites dans de riches fonds documentaires et cartographiques tels ceux de la BnF, de l’Observatoire ou des Instituts d’Extrême-Orient.

– Articulation et mise en visibilité des conférences d’enseignants-chercheurs de la IVe section portant sur des thématiques liées à la représentation et la construction de l’espace à l’attention des étudiants (masters, doctorants, post-doctorants) et des auditeurs de l’École.

– Organisation d’une École d’été avec un autre établissement membre de PSL (ENS, EDC, Observatoire, ENSA Malaquais…).

– Réunion de collègues d’autres sections de l’EPHE et établissements de PSL (notamment ENS, CDF, EDC, Observatoire) afin de structurer un parcours de Master inter- établissement centré autour des questions d’histoire, de cartographie et de géographie historique. Sans entrer dans des problématiques d’histoire globale, il couvrirait des aires géographiques larges (pour l’instant Europe, l’Asie et l’Amérique).

 

Soutenance de thèse de doctorat / Christian Hottin : Les patrimoines de l’enseignement supérieur à Paris (fin XVIIIe-XXe siècles)

Date : 23 novembre 2021

Chercheur(s) Intervenant(s)

Christian Hottin a soutenu sa thèse de doctorat en histoire le mardi 23 novembre 2021, Les patrimoines de l’enseignement supérieur à Paris (fin XVIIIe-XXe siècles) préparée sous la direction de M. Jean-Michel LENIAUD. Le jury était composé de M. Jean-Michel LENIAUD, Mme Rossella FROISSART, Mme Florence DESCAMPS, M. Nicolas ADELL, M. Loïc VADELORGE, Mme Anne-Marie CHATELET.

Résumé :

Dans la continuité de notre thèse de l’Ecole des chartes soutenue en 1997 (le patrimoine des établissements d’enseignement supérieur à Paris, vers 1780 – vers 1960) et de nos publications réalisées depuis (monographies, directions d’ouvrage, directions de numéros de revues, articles, commissariats d’exposition), on se fixe pour objectif dans le cadre de ce doctorat : d’une part de dresser une synthèse des patrimoines des universités et grandes écoles à Paris : architecture, peintures, sculptures, monuments épigraphiques, patrimoine matériel et immatériel ; d’autre part de faire un retour réflexif sur ce parcours de recherche de plus de vingt ans, conduit entre le monde de l’enseignement supérieur et celui de la conservation du patrimoine. Le parcours réflexif permet en premier lieu d’analyser la spécificité de la thèse de l’Ecole des chartes dans le paysage académique français. Travail académique ayant un lien étroit avec une finalité professionnelle. La question du choix du sujet, avec les difficultés qu’elle entraine est abordée en premier lieu. On se focalise ensuite sur le sujet choisi, la définition de son périmètre, le cadre institutionnel et chronologique finalement retenu. Est ensuite abordé le temps de préparation de la thèse, celui des dépouillements archivistiques et bibliographiques associés aux visites de site, et, enfin, celui de la rédaction du DEA, puis de la thèse proprement dite. La suite du développement permet d’aborder les autres projets de recherches développés à partir de cette thèse de l’Ecole des chartes : projet de recherche sur les salles de garde des hopitaux, recherche sur le transfert des grandes écoles de Paris vers la périphérie, recherches plus générales sur l’architecture des établissements d’enseignement supérieur, jusqu’à la préparation d’un ouvrage consacré à l’architecture de la Sorbonne et de ses extensions au XIXe et XXe siècle. En miroir de ce parcours réflexif, est proposée une histoire du patrimoine de l’enseignement supérieur au cours de ces deux mêmes siècles : depuis les destructions et appropriations révolutionnaires jusqu’à la recréation de l’Université de Paris pour le XIXe siècle, puis, au XXe siècle, depuis la remise en cause des « palais universitaires après 1945, jusqu’au développement des politiques patrimoniales de la fin du XXe siècle. En conclusion de cette histoire est proposé un développement spécifique sur ce qui fait patrimoine au sein de l’Université contemporaine, avec un intérêt particulier pour la question du patrimoine culturel immatériel de celle-ci.

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