EA 7347 HISTARA

Histoire de l’art,

des représentations et de l’administration

dans l’europe moderne et contemporaine

Publications  : Ouvrages des membres de l'équipe

Novgorod. Histoire et archéologie d’une république russe médiévale (970-1478).

Auteur(s)
Année de parution : 2021
350 p., 16.7 x 1.4 x 23.1 cm, ISBN : 978-2271127136, 29 €
CNRS éditions, Paris https://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/novgorod/

Ouvrir les portes de la cité la plus fameuse de l’histoire médiévale russe, Novgorod, c’est entrer dans un monde fabuleux et méconnu, aux origines mêmes d’une puissance millénaire. Pour en saisir l’esprit, il faut naviguer entre les textes et les vestiges, tenter de faire la part du mystère et de la vérité historique. Riourik, héros mythique, y a-t-il fondé la Russie, ou la « Ville Neuve » est-elle apparue lorsqu’une libre association d’aventuriers vikings, commerçant les armes à la main, s’est installée aux bords du fleuve Volkhov ? Novgorod invite à l’aventure et au rêve.
L’historien Pierre Gonneau nous guide à travers l’écheveau des rues et des monuments de la ville la plus peuplée de Russie au début du XIIIe siècle, avec près de 30 000 habitants. Comme les marchands allemands de la Hanse venus acquérir de précieuses fourrures, l’auteur s’arrête devant la blanche cathédrale Sainte-Sophie, symbole du lieu. Il parcourt le territoire sur lequel cette cité exerçait son pouvoir, envoyant ses jeunes gaillards batailler sur les rives de la mer Blanche comme aux confins de la Volga.
Les aspects politiques, économiques et artistiques y sont présentés avec précision, rappelant la puissance et le rayonnement de cette cité libre, presque « république », qui résiste à Alexandre Nevski. Si ce modèle politique disparaît sous les coups d’Ivan III en 1478, il subsiste encore un peu de cet esprit si singulier dans les icônes et les manuscrits de prestige, comme dans les étonnants billets sur écorce de bouleau qui racontent les travaux et les jours.

La Laïcité en débat

au-delà des idées reçues
Auteur(s)
Co-Auteur(s)
Directeur(s)
Co-Directeur(s)
Année de parution : 2020
EAN : 9791031804040 14 x 20,5 - broché - 200 pages 20,00 €
Le Cavalier Bleu Éditions, Paris http://www.lecavalierbleu.com/livre/la-laicite-en-debat-2/

La longue construction historique du concept de laïcité

« La laïcité est une exception française. »
« Le modèle français de laïcité est uniforme.
« La vraie laïcité exige une stricte séparation entre les Églises et l’État. »
« La laïcité n’est pas un concept exportable. »
« La laïcité est universelle. »

La laïcité en France, valeur républicaine ou pratique démocratique ?

« La laïcité est une antireligion. »
« L’islam est incompatible avec la laïcité. »
« La laïcité protège les droits des femmes. »
« Les religions doivent être reléguées à l’espace privé. »

La laïcité et les institutions de la République

« La laïcité doit s’imposer aux individus et à la société. »
« L’État laïque ne doit entretenir aucune relation avec les religions. »
« Les agents du service public ne bénéficient pas de la liberté religieuse. »
« La pratique religieuse est interdite dans les institutions publiques. »
« La laïcité permet une réelle égalité de traitement des différentes religions. »

La laïcité à l’école

« L’école est forcément laïque. »
« Les signes religieux sont tous interdits à l’école. »
« On ne parle pas de religion à l’école. »
« La morale laïque est incompatible avec les morales religieuses. »

Les débats sur la laïcité, qui agitent à intervalle régulier l’espace politico-médiatique en France depuis une trentaine d’années, n’ont malheureusement pas contribué à éclaircir la définition de ce principe essentiel de notre République. Reflets d’anciennes positions antagonistes réactivées par une visibilisation accrue du religieux dans nos sociétés si profondément sécularisées, ils prennent souvent un tour idéologique qui excède largement l’esprit initial de cet outil juridico-politique à la fois pragmatique et libéral. Ces confrontations nous font parfois oublier qu’il n’y a pas une Laïcité, mais des formes diverses et contextualisées de laïcités. Chaque type de laïcité est en effet le résultat d’un processus historique long de modernisation politique et sociale, différencié selon les espaces politiques et les forces en présence, qu’elles soient civiles ou religieuses.
C’est à l’éclaircissement des attendus de ce débat, souvent passionnel et parfois confus, que cet ouvrage est consacré.

André Chastel. Portrait d’un historien de l’art (1912-1990).

De sources en témoignages.
Année de parution : 2020
455 p.; 24x16 cm, ISBN 978-2-11-157248-5, 24 €
La Documentation française, 2020 https://www.vie-publique.fr/catalogue/277278-andre-chastel

Comment faire découvrir aux nouvelles générations cet historien de l’art exceptionnel que fut André Chastel ? Grâce aux voix d’une vingtaine de témoins, un portrait vivant et contrasté de ce chantre du patrimoine français s’offre aux lecteurs. Leurs souvenirs, leurs jugements parfois sévères ont été recueillis pour le Comité d’histoire et confrontés à ses propres confidences, à la correspondance qu’il a entretenue avec des savants du monde entier. Ces témoignages, joints à la consultation d’archives écrites souvent inédites, sont une belle démonstration de la pertinence des archives sonores utilisées avec méthode par le Comité d’histoire depuis plus de vingt ans pour établir l’histoire de ceux et de celles qui ont contribué à faire vivre le ministère de la Culture.

André Chastel, interlocuteur d’André Malraux et de Jack Lang, fut une autorité reconnue tant aux Monuments historiques qu’aux Secteurs sauvegardés. Il s’illustra par sa volonté d’innovation en cette période des trente Glorieuses, au cours de laquelle il suffisait de vouloir pour faire, comme le fait remarquer Florence Descamps.

Avec sa forte personnalité de journaliste au Monde, de professeur à la Sorbonne et au Collège de France, André Chastel fut l’inventeur de l’Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, l’animateur de nombreuses associations professionnelles. Il a permis ainsi à l’histoire de l’art de sortir d’une période de marasme – si bien décrite par Pierre Vaisse en prologue à cet ouvrage – et de conquérir une existence à part entière entre érudition et littérature.

Dominique Hervier, historienne de l’art, est conservateur général honoraire du Patrimoine et ancienne élève d’André Chastel

Eva Renzulli, docteur en histoire de l’art, est chargée de conférences à l’École pratique des hautes études

avec la participation de Sébastien ChauffourSophie DerrotFlorence Descamps, Pierre Vaisse.

Léonard de Vinci et l’architecture

Auteur(s)
GUILLAUME Jean (professeur émérite d'histoire de l'art de la Renaissance à l'université de Paris-Sorbonne)
Année de parution : 2020
134 p., 15,5 cm × 21,5 cm × 1,2 cm, ISBN 978-2-36222-019-7, 25 €
Mare et Martin, Paris

Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d’architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l’histoire de l’architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d’entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l’intérêt de l’artiste toscan.
Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d’abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : “l’architecture peinte” (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l’architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications.
L’attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L’un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d’examiner le processus d’assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l’ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l’art de bâtir des XVe et XVIe siècles.
Ce livre s’inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l’occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d’alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.

Archiver la mémoire

De l'histoire orale au patrimoine immatériel
Auteur(s)
Co-Auteur(s)
Directeur(s)
Co-Directeur(s)
Année de parution : 2019
Préface de Patrick Fridenson
Coll. : Cas de figure Volume : 49 ISBN EHESS : 978-2-7132-2805-6 Prix : 14.00€

Préface
Introduction

1. Sources orales et histoire : un apprivoisement séculaire 
Le rejet de la source orale à la fin du XIXe siècle
Les occasions manquées de l’entre-deux-guerres
Premières acclimatations de l’histoire orale en France

2. Les archives orales ou le tournant patrimonial  
L’invention des archives orales
Archiver la mémoire des traumatismes du XXe siècle

3. Vers un patrimoine mémoriel   
Le processus de patrimonialisation des archives orales
Vers une mise en patrimoine de la mémoire

4. Une histoire orale à la française ?   
Processus de normalisation ou maintien d’une exception française ?
Chantiers et perspectives d’avenir

Conclusion

Que les vivants puissent un jour écouter les morts. Ne serait-ce pas ce désir secret qui fonde en dernier ressort l’enregistrement et la mise en archives des voix du passé ? Après son ouvrage L’historien, l’archiviste et le magnétophone (2001), qui a inspiré nombre de campagnes de collecte d’archives orales, Florence Descamps reprend sa réflexion sur les usages scientifiques et sociaux des témoignages oraux et fait le bilan de la réintégration de la source orale dans la boîte à outils de l’historien.

De l’histoire orale au patrimoine culturel immatériel, en empruntant la voie de la parole enregistrée, cet essai revisite la grande trilogie « Histoire, Mémoire et Patrimoine » qui, depuis quarante ans, a saisi l’ensemble de la société française.

Géopolitique des religions

Un nouveau rôle du religieux dans les relations internationales ?
Auteur(s)
Co-Auteur(s)
Blandine CHELINI-PONT et Roland DUBERTRAND
Directeur(s)
Co-Directeur(s)
Année de parution : 2019
EAN : 9791031803708 13 x 20,5 - broché - 176 pages 19,00 €
Le Cavalier Bleu Éditions, Paris http://www.lecavalierbleu.com/livre/geopolitique-des-religions/

PRÉSENCE DES RELIGIONS DANS L’ORDRE INTERNATIONAL
Représentations et mobilisations des acteurs institutionnels
La défense de la liberté religieuse dans le monde

RÉSEAUX RELIGIEUX DANS LA MONDIALISATION
La reconfiguration globale des religions dans la mondialisation
Réseaux religieux, sociétés civiles et relations internationales

USAGES DU RELIGIEUX DANS LES RELATIONS ENTRE ÉTATS
Référents religieux et politique internationale des Etats
Les minorités religieuses, sources de tensions internationales ?

RELIGIONS ET DESTABILISATION DES ÉTATS
Groupes armés et identités religieuses
Le terrorisme djihadiste et le désordre mondial

Loin de décliner irrémédiablement comme certains théoriciens de la sécularisation le prédisaient à la fin du siècle dernier, les religions sont redevenues des acteurs incontournables des relations inter­nationales contemporaines. On le mesure bien sûr au réveil de la violence à justification religieuse qui constitue un des éléments saillants de guerres ethniques ou nationales (conflit israélo-palestinien, guerre civile au Sri Lanka, massacre des Rohingyas et, plus proche de nous, conflit en Irlande du Nord) ou du terrorisme (d’Al-Qaïda à Daech, en passant par les tueries initiées par des suprématistes défendant l’Occident chrétien).
L’influence des religions dans le monde ne peut pourtant pas se résumer à cette seule violence. Leur activité à l’international répond à de multiples motivations : répandre leur message spirituel, promouvoir une morale, renforcer la cohésion de leurs adeptes. Elles jouent également un rôle important dans le développement d’une culture de paix et de dialogue et dans le règlement de certains conflits, par la pratique du dialogue interreligieux, de la médiation et du secours humanitaire.
Les modalités de l’action politique et diplomatique des religions dans le monde sont donc complexes et parfois paradoxales. A l’origine de certains conflits, les religions peuvent tout aussi bien œuvrer à leur résolution…

Blandine Chélini-Pont est professeure d’histoire contemporaine à l’université d’Aix-Marseille et enseigne les relations internationales et géopolitiques.
Roland Dubertrand, diplomate et diplômé d’études supérieures de théologie et de sciences des religions, a notamment été conseiller pour les affaires religieuses du ministère des Affaires étrangères.
Valentine Zuber est directrice d’études à l’École Pratique des Hautes Études à Paris, titulaire de la chaire de « Religions et relations inter­nationales ».