Chercheur(s) Intervenant(s)
Date : 10 mars 2023
Chercheur(s) Intervenant(s)
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Co-Intervenant(s)
Depuis le milieu du XXe siècle, de nombreuses institutions scientifiques, muséales et culturelles se sont engagées dans
la production de contenus sonores ou audiovisuels sur l’art – cours, conférences, colloques, entretiens, interviews,
séries documentaires, etc. – dont l’apport à l’histoire de notre discipline réclame une analyse approfondie. Ce séminaire
souhaite mettre à l’honneur cette forme singulière de construction des savoirs en explorant les enjeux
historiographiques, institutionnels et patrimoniaux à l’oeuvre dans la constitution, la conservation et la valorisation de
ces fonds documentaires. L’étude d’un large panel d’exemples français et étrangers permettra ainsi d’engager une
enquête sur l’histoire et les usages scientifiques de ces ressources, enquête à laquelle seront conviés, au fil des séances,
des universitaires, des acteurs du monde culturel et des professionnels de l’audiovisuel.
La séance du 27 janvier de 10 à 12h est accessible à distance :
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Meeting ID: 386 648 335 955
Passcode: CW2fEs
Chercheur(s) Intervenant(s)
Date : 6 décembre 2022
Chercheur(s) Intervenant(s)
HISTOIRE, LIEUX, ESPACES : LA MISE EN RÉCIT DU PATRIMOINE
Dans le domaine du patrimoine culturel et des musées, le Storytelling, construit une narration stimulant la sensibilité et la raison, et permet l’implication du public en proposant des expériences qui peuvent être transformées en patrimoine mémoriel personnel ou collectif. Au fil du temps, cette narration a pris des caractéristiques internationales de plus en plus marquées: il suffit de rappeler le passage d’une conception du Patrimoine comme expression de l’identité d’un peuple à la prise de conscience de sa valeur universelle selon les intuitions déjà très modernes de Quatremère de Quincy. Puis, au XXe siècle, la Convention de l’UNESCO pour la protection du patrimoine mondial, culturel et naturel, dont le 50e anniversaire a été célébré cette année, a constitué un tournant essentiel pour concevoir et raconter, le patrimoine culturel. La narration peut adopter des formes complexes et parfois complémentaires: une expérience immersive peut permettre de compléter la visite traditionnelle des musées et des monuments en créant un partage ou une implication de la part du visiteur. Ainsi, la narration participe aux défis les plus actuels du patrimoine culturel en matière d’inclusion, d’équité et de durabilité, mais aussi à la préservation de la culture matérielle, immatérielle ou du paysage. La technologie a également contribué à donner un nouvel élan à la narration, grâce aux médias audiovisuels et numériques : les musées, les sites archéologiques ou les villes d’art racontent de plus en plus souvent leur histoire, celle de leurs collections, de leur contexte urbain et anthropologique, grâce à la réalité virtuelle et augmentée, ou à des solutions techniques hybrides. La culture, qu’elle soit matérielle ou immatérielle, devient ainsi un «sémiophore» qui accompagne les personnes vers la compréhension et l’interprétation de l’art ou d’un passé archéologique et, et conduit à une compréhension de soi et des autres. La recherche internationale, dont l’atelier est le résultat final, a analysé les formes, les outils et les techniques de narration en faveur des musées et du patrimoine culturel, avec la participation d’historiens de l’art, d’archéologues, d’historiens des musées, d’architectes et de juristes.
Chercheur(s) Intervenant(s)
Date : 28 novembre 2022
Chercheur(s) Intervenant(s)
L’inconnu et l’ailleurs ont depuis toujours exercé une fascination ambivalente sur les civilisations du monde : suscitant des découvertes, mais servant aussi à définir les caractères identitaires d’un groupe par rapport à un autre. Les représentations préconçues de l’ailleurs et des altérités ont surgi de cette opposition entre le « je » et les autres, contribuant généralement – au moins à l’origine – à reléguer ce qui n’appartenait ni à la chrétienté ni au monde occidental, dans une sorte de « géographie des contraires ». De fait, cette représentation du monde reposait sur une hiérarchie mentale selon laquelle certaines cultures auraient eu une priorité sur les autres. Selon la théorie de la géocritique, postulée en 2007 par Bertrand Westphal, les images mentales ainsi créées passent d’une géographie réelle à un espace imaginé, auquel cas il ne serait même pas nécessaire qu’elles soient légitimées par l’expérience directe du voyage ; car toute représentation culturelle traite de l’espace et le transforme. Cette journée d’études envisage d’explorer, dans une perspective diachronique, les mécanismes de création et de développement des images mentales liées à divers espaces et cultures.
LUNDI 28 NOVEMBRE – Matin
9h30-9h50 Ouverture de la journée par Sabine Frommel (EPHE-PSL, HISTARA)
9h50-10h35 Goran Vukovic (Warburg Institut, Londres) : Itineraries of the ancient gods.
10h35-11h20 Rachel Lauthelier-Mourier & Alessia Bauer (EPHE-PSL, HISTARA) : Les images mentales des frontières du monde.
11h20-11.45 Pause-café
11h45-12h30 Émilie d’Orgeix (EPHE-PSL, HISTARA) : Cartographier l’inconnu depuis son cabinet de travail. Jean Auger et ses atlas des villes maritimes au milieu du XVIIe siècle.
12h30-13h15 Eric Grosjean (EPHE-PSL, HISTARA) : Imaginer, représenter, forger l’image des villes: représentation iconique de la ville en Europe occidentale (fin XVe– XVIIIe siècle).
13h15-14h30 Pause-déjeneur
LUNDI 28 NOVEMBRE – Après-midi
14h30-15h15 Clotilde Vivier (alumna HISTARA) : Voyager, représenter et faire mémoire. L’exemple du portefeuille topographique « Beauce et Vendomois » de la collection Gaignières (1642-1715).
15h15-16h00 Olessia Koudriavtseva-Velmans (Sorbonne Université / CNRS) : L’art de la mise en image des voyages et des topographies sacrées (Chamans, Cosmas Indicopleustès, Vassily Kandinsky).
16h00-16h30 Pause-café
16h30-17h15 Corinne Feiss-Jehel (EPHE-PS,HISTARA), Pierre-Jérome Jehel (Gobelins, école de l’image) : La fabrique des images mentales : des stéréotypes aux nouvelles doxas visuelles de l’Irlande.
17h15 Conclusion des travaux
Chercheur(s) Intervenant(s)
Sans être occultée, la question du concours d’architecture semble avoir été largement sous-estimée par l’historiographie contemporaine alors même que ce mode de consultation jalonne l’histoire de l’architecture occidentale, depuis pour ainsi dire le célèbre concours de 1418 organisé en vue de la construction de la coupole de Santa Maria del Fiore à Florence. Ces dernières décennies, l’histoire des concours d’architecture a fait l’objet de plusieurs études dans des généalogies choisies de l’histoire de la modernité qui demeurent extrêmement lacunaires et font délibérément l’impasse sur les formes règlementaires et les appels d’offre, sur les modalités de participation et d’organisation de ces consultations.
L’ambition de ce colloque est de dresser à la fois un état des lieux sur l’histoire des grands concours nationaux et internationaux d’architecture à une échelle de temps long – du XVe au XXIe siècle – d’étudier les modalités d’organisation et de déroulement de ces consultations mais encore d’apprécier leur importance dans l’activité contemporaine des architectes et dans les débats portant sur l’évolution des typologies et des formes architecturales, tout en soulignant les spécificités nationales, qu’il s’agisse de la culture des acteurs – maîtrise d’ouvrage et maîtrise d’œuvre – comme des aspects règlementaires. Le colloque privilégiera plusieurs axes de recherches parmi lesquels la constitution d’un corps règlementaire encadrant cette pratique – dans une perspective comparée à l’échelle européenne –, ainsi que les moyens de communication et de publicité.
Colloque organisé à l’initiative de Sabine Frommel, Benjamin Chavardès et de Philippe Dufieux.
Page du colloque sur le site de Cité de l’Architecture et du Patrimoine :Page des inscriptions :